Prendre et assumer ses responsabilités

Nous vivons dans une époque on l’on essaye de s’affranchir de ses responsabilités.

Il n’y a qu’à observer les problèmes de sociétés pour s’en convaincre. Prenons la « grossophobie » par exemple.

Harceler ou humilier quelqu’un en fonction de son poids ou autre différence n’est pas un comportement digne d’une personne respectable; c’est le signe d’une bêtise profonde qu’il faut réprimander.

Ce qui me dérange vraiment avec les personnes qui se plaignent de « grossophobie », c’est qu’elles ne prennent pas en compte la réalité du monde; en la niant, elles ne prennent pas leurs responsabilités.

Laissez-moi vous raconter une histoire.

Sophie est une jeune fille de 23 ans, elle a un beau visage, elle est gentille et intelligente, mais elle est obèse. Elle sait que son poids est un handicap dans sa vie de tous les jours.

Depuis la maternelle, elle a expérimenté la méchanceté et la cruauté de ses camarades. On l’appelait déjà la « grosse, grosse vache, grosse baleine »… Sophie était exclue socialement, elle n’avait que deux ou trois d’amies; peu de gens s’intéressaient à elle.

Le même schéma se répète à l’école primaire et au collège; les moqueries sont quotidiennes. Sophie s’y est habituée. Elle passe ses récréations seules, elle passe ses soirée derrière son ordinateur et ne communique pas beaucoup avec ses parents.

Sophie devient de plus en plus aigrie.

Pour tenir le coup, elle s’est toujours dit qu’au lycée, les gens seraient plus matures et plus ouverts. C’est vrai, elle subit beaucoup moins les moqueries et commence déjà à se sentir plus à l’aise.

Mais Sophie sent qu’il lui manque quelque chose.

Elle intègre un groupe de fille sans y trouver sa place. Elle est maladroite et se ridiculise lorsqu’elle parle avec les garçons. D’ailleurs, aucun garçon ne la regarde. A cet âge où les hormones prennent de l’importance dans la vie des adolescents, Sophie n’a pas de copain. Elle n’a jamais embrassé un garçon et ne participe pas aux conversations de son groupe sur qui a embrassé qui ou qui a couché avec qui.

Elle prend son mal en patience et se dit que la fac sera vraiment différente et que les gens seront enfin matures et que l’on s’intéressera à sa personnalité sans juger son physique.

Sophie s’est encore une fois fourvoyée: elle a nié la réalité. Tout le monde attache de l’importance au physique.

Certes, elle s’est faite des amis à la fac, mais elle reste toujours maladroite dans les relations sociales, elle n’a pas de petit copain, personne ne l’aborde dans les bars et elle surprend encore des regards moqueurs et méprisants d’inconnus dans la rue.

Sophie ne comprend pas. Elle pensait que les mentalités allaient changer et qu’elle allait pouvoir mener une vie normale même en étant obèse. Un soir de détresse, un ami passe chez elle et décide de lui ouvrir les yeux.

Il lui fait comprendre que la réalité ne changera pas. On aura beau matraquer les esprits avec le body positivisme et l’acceptation de soi; la majorité des hommes préférera toujours une femme plus fine.

C’est injuste, mais c’est comme ça. L’apparence physique est et sera toujours capital.

Après avoir pris en compte la réalité, Sophie décide de manger équilibrée et fait du sport. Elle a perdu plus de 50 kilos en un an et constate que sa vie a drastiquement changé.

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Les regards de mépris se sont transformés en regards de désir, on lui sourit souvent, on vient même l’aborder dans la rue, les mecs s’intéressent à elle en soirée, lui demandent son numéro…

Après avoir perdu ses kilos en trop, Sophie se rend compte que sa vie est beaucoup plus facile et bien plus plaisante qu’elle ne l’a jamais été.

Sophie a pris ses responsabilités. Dès lors qu’elle a compris qu’elle ne pouvait changer la mentalité et les désirs des gens, elle s’est elle même changée.

Sophie a gagné.

Comment prendre ses responsabilités?

Pour prendre ses responsabilités, il faut dans un premier temps reconnaître et accepter la réalité, aussi dure soit-elle.

On peut se dire à soi-même: « D’accord, tu pèses 115kg, tu es tout le temps essoufflé, tu ne peux pas faire de sport, les gens te regardent bizarrement dans la rue, personne ne te drague ou ne s’intéresse à toi, tu n’as pas assez de place dans le bus… Mais c’est finit tout ça, je vais me bouger et d’ici quatre mois, j’aurais déjà perdu 25kg ».

J’ai pris comme exemple les personnes obèses, mais cette logique fonctionne avec à peu près tout.

Tu te plains que ton entourage t’empêche d’avancer?

C’est de ta faute.

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C’est de ta faute puisque personne ne t’a obligé à traîner avec ses gens-là. Si tu es resté avec des personnes toxiques, tu en es le seul responsable. Si tu veux prendre tes responsabilités, reconnais premièrement ton erreur et corrige-là de suite. Personne ne va le faire à ta place.

« C’est moi et moi seul qui ai décidé de fréquenter des personnes toxiques; je vais les quitter et rencontrer des gens qui vont réellement m’apporter. »

C’est parfois dur de faire une telle introspection, il faut un réel courage, un courage bien plus grand que le courage guerrier…

Changer, prendre de nouvelles habitudes est une question de courage.

C’est là toute la question: as-tu le courage de changer?

AIT-SALEM Massiva

Publié par massivaaitsalem

Entrepreneur soucieux de se développer.

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