Comment sortir de la dépression

Si tu lis cet article c’est sûrement que tu traverses une période difficile, une période durant laquelle tu te sens mal.

Mal dans ta tête, mal dans ta peau, mal avec les autres, chez toi, à ton travail, en soirée, en classe…

Premièrement, sache que c’est normal.

Il est impossible de vivre une vie sans passer par ces moments là.

Comme dit Jean-Claude Van Damme: « Up and down, il y a le soleil et la pluie. »

Deuxièmement, sache que ces périodes ne peuvent pas durer indéfiniment; un jour, tout se terminera et tu te sentiras mieux.

Dès lors que tu as compris ça, il faut que tu arrives à définir si ton malheur dépend de toi, ou s’il dépend de facteurs extérieurs que tu ne peux pas contrôler.

Si ton malheur dépend de toi, considère que c’est une bonne nouvelle, car qui est le mieux placé pour résoudre tes problèmes si ce n’est toi?

Personne ne va t’aider.

Et même si on vole à ton secours, même si c’est ta copine, ta famille, ton meilleur ami, personne ne sera en mesure de t’apporter la solution dont tu as besoin.

Y’a-t-il des gens qui te connaissent mieux que toi-même tu ne te connais?

J’en doute fort.

Pour ma part, je sais pertinemment qu’il n’y a nul sauveur en dehors de moi.

Cependant, tes proches et tes amis pourront t’apporter du soutien, être une oreille en cas de besoin.

Je ne suis pas en train de te dire que tu dois refuser l’aide des gens qui veulent ton bien, je te dis simplement que si tu veux surmonter tes épreuves sur le long terme, tu ne dois compter que sur toi-même.

On n’est jamais mieux servi que par soi-même, disait Napoléon; et crois-moi, il savait de quoi il parlait. Lorsqu’il déléguait une tâche à un subalterne, ce dernier était incapable de répondre à l’exigence de son maître. Ce n’était pas de sa faute; personne à l’époque n’avait la même vision que Napoléon; l’Empereur pensait deux siècles en avance…

Mais nous parlerons de Napoléon dans d’autres articles.

Si tu veux être un homme digne de ce nom, garde bien ça en tête: personne ne t’aidera aussi bien que toi-même.

Maintenant, si ton problème dépend d’un facteur extérieur, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle.

La bonne, c’est que concrètement, tu n’as rien de spécial à faire.

Si tes actions n’influent pas sur ces facteurs extérieurs, alors ces actions sont inutiles.

La mauvaise nouvelle, c’est que tu vas devoir attendre que ça passe.

Et je ne connais rien de pire que l’attente.

Le temps passe, mais toi tu es là, tu stagnes, tu ne sais pas quoi faire, tu as l’impression que tout le monde progresse et que tu es le seul à patauger dans la merde.

Encore, une fois, Jean-Claude Van Damme avait eu une phrase exceptionnelle en ce qui concerne l’attente.

Je te laisse la retrouver dans cet article, ça vaut le coup de le lire.

Si je t’écris cet article, c’est parce que je suis presque sorti de cette période de merde.

En fait, ça fait un peu plus de trois semaines que je vivais ça.

Pour tout de dire, j’avais mes partiels, il y avait les grèves à Paris, et comme j’habite en banlieue, c’était la galère et le stress pour se rendre en cours, la pression au quotidien, j’en avais marre des études, marre de ce que je faisais ou ne faisais pas, de plus en plus de mal à trouver ma place en France, et pour couronner le tout, je devais préparer des papiers pour obtenir un visa de travail à l’étranger. C’est surtout ce dernier point qui m’angoissait le plus.

Je ne suis pas du genre à stresser pour rien, mais lorsqu’il s’agit de la paperasse, je me transforme en vrai papy qui craint absolument tout.

Pour en rajouter à ma peine, la procédure d’obtention du visa a été retardée, j’ai cru que le projet allait devoir être avorté.

Au final, j’ai eu la confirmation que j’allais bientôt le recevoir, et donc, que j’allais bientôt me tirer d’ici.

Mais qu’est ce que cette période m’a coûté?

Je traînais souvent au bar avec les copains, on buvait, on fumait, mon argent est passé en bière et en clopes, je mangeais de la merde (je te parle de manger des kebabs tous les jours), je ne faisais plus rien de mes journées, je dormais en cours…

J’ai pris du poids, l’inactivité quotidienne m’a démoralisé, fatigué…

J’ai passé un mois affreux, et les séquelles se sont répercutées sur mon visage, sur mon corps, sur ma façon de penser et de parler…

Mais tu vois, parmi tous les défauts que j’ai, il y a bien une qualité qui m’a toujours sauvé, une qualité qui m’a sauvé de la dépression, de l’alcoolisme, de l’autodestruction et même, de la mort.

Cette qualité qui m’a sauvé de la mort consiste à mettre de côté son ego, à savoir se regarder d’un œil extérieur, objectif et de se dire: « Mec, si tu continues comme ça, tu vas mal finir, tu vas tomber bien bas! Ressaisis-toi avant qu’il ne soit trop tard. »

J’ai mal géré cette période qui est en train de s’achever, et si par ces quelques conseils, tu peux au contraire bien la gérer et en ressortir grandi, alors je serai heureux.

Vraiment, je serai heureux.

Pour t’éviter ça, je t’ai dressé une petite liste des choses que j’aurais du faire ou améliorer durant cette période.

  • Attendre intelligemment
    Il y a attendre et attendre. J’ai attendu bêtement, cloîtré dans ma chambre à mater des vidéos à la con en espérant que la nuit tombe pour que je puisse m’endormir. J’ai attendu bêtement une pinte en main, en espérant que l’alcool et l’amusement accélèrent la course du temps.
    J’aurais du continuer à lire, à faire du sport, à m’instruire, à écrire sur ce blog, à prendre de l’avance sur mes projets.
  • Rester sociable
    Quand tu es dans l’attente, tu n’as pas forcément la tête à voir du monde, à te poser avec quelqu’un et boire un café. Quand tu es dans cette situation, tu deviens une personne toxique, ça se voit dans ta manière d’être. Rien que la tête que tu tires et ta démarche en disent long sur ta santé mentale.
  • Ne pas se plaindre
    Je n’ai jamais eu pour habitude de me plaindre, mais durant cette période, je suis devenu le pire des chieurs. Je ressassais mes problèmes en boucle, et j’ai sûrement du en énerver plus d’un. Personne n’aime entendre les jérémiades des autres.
  • Conserver une hygiène irréprochable
    Quand tu te sens mal sur le long terme, tu négliges ton hygiène et ton apparence. Je mettais les mêmes fringues, sans me soucier de les accorder. J’avais une pitoyable barbe d’une semaine, les cheveux ébouriffés qui me donnaient un air négligé. Autant dire que j’étais devenu un repoussoir. C’est un cercle vicieux: plus tu te sens mal et plus tu te négliges, plus te tu négliges et plus tu te sens mal…
  • Tenir un journal de bord
    Tu as besoin de faire sortir ce que tu as au fond de toi. Comme tu ne peux pas te plaindre auprès de tes amis, la meilleure solution reste de coucher tes pensées par écrit. L’écriture permet de te libérer de tes pensées les plus noires, sans importuner ton entourage. En plus de ça, tu pourras tout relire; tu gardes une trace de cette époque, et lorsque tu sentiras une nouvelle dépression poindre le bout de son nez, tu sauras comment réagir.

Si tu appliques tous ces conseils, tu pourras passer plus facilement cette période qui te fait tant souffrir à l’heure actuelle.

AIT-SALEM Massiva

Publié par massivaaitsalem

Entrepreneur soucieux de se développer.

2 commentaires sur « Comment sortir de la dépression »

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